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LA GUERRE ELECTRONIQUE : UNE EXPERIENCE DE PLUS DE 100 ANS Depuis près de cent ans, le développement de la guerre électronique a suivi de très près les progrès atteints dans l'étude et l'utilisation des ondes hertziennes réalisés pour les transmissions d’information
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| LES OPERATIONS MENEES EN EX-YOUGOSLAVIE |
(début)Depuis l'opération Daguet en 1990-1991, le besoin en moyens C3I (Communication Contrôle Commandement et Renseignement), et particulièrement en renseignement, n'a fait que croître. Au sein de la Brigade de Renseignement et de Guerre Electronique l'Armée de Terre a su se doter de moyens nécéssaires à l'accomplissement de la fonction " renseignement ".
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| (debut) |
| LA GUERRE ELECTRONIQUE DURANT LA CRISE DES BALKANS EN 1999 |
La crise qui éclate dans les Balkans à propos du Kosovo au Printemps 1999 et qui aboutit à l'opération " Force Alliée " conduite par l'OTAN est une nouvelle occasion de démontrer l'importance de la guerre électronique, et ce dans ses multiples dimensions. A ce propos, les forces françaises ont un rôle des plus actifs dans cette opération en fournissant la première contribution européenne au côté des Etats-Unis en terme de forces engagées, tout en faisant preuve d'un effort important dans le domaine de l'action humanitaire. Quelques chiffres résument cette implication des forces aériennes françaises : 1261 missions offensives conduites soit 12 % du total de l'OTAN, 21% des missions de reconnaissance aérienne (330 missions sur un total de 1564 missions), 1500 tonnes de fret transportés par voie aérienne et maritime pour le soutien des réfugiés. En nombre de missions aériennes, la France réalise ainsi 28% de l'effort total européen. La guerre électronique française s'illustre aussi sous d'autres cocardes. Ainsi les F-16 des Forces Armées belges qui ont pris position sur la base italienne d'Amendola sont dotés de systèmes d'alerte radar Carapace, dont l'usage est combiné au brouilleur radar américain AN/ALQ-131 et à des lances-leurres danois. La missions de lutte antiradar (SEAD) souligne aussi son importance. En tout 4397 missions SEAD seront réalisées par les forces aériennes de l'OTAN. Dans ce domaine de lutte, les Etats-Unis fourniront la plus grosse contribution avec des avions de guerre électronique offensive EA-6B Prowler et des chasseurs F-16 C/J armés de missiles AGM-88 HARM. L'US Air Force agira aussi pour désorganiser le réseau de défense adverse en employant des EC-130 Hercules Compass Call spécialisés dans le brouillage des communications. Les britanniques interviendront avec des Tornado IDS armés de missiles Alarm. De leurs côtés, les Allemands et les italiens effectueront des raids avec des Tornado ECR armés de missiles AGM-88 HARM. Bien que dépourvue de ce type de système dédié, la France participera à cette action SEAD par des missions de renseignement effectué depuis ses avions SIGINT et des raids depuis des chasseurs-bombardiers Mirage 2000D et Jaguar armés de bombes guidés laser. L'efficacité de ce dispositif se mesure, comme l'écrit le Ministère de la défense français " au regard de la sauvegarde du potentiel aérien et de la liberté d'action qu'il a procuré ". Selon lui également, " en contraignant les défenses serbes au silence radar, l'effet dissuasif des missiles anti-radars tirés par les alliés a été important ". Ce conflit est riche d'enseignements. Il confirme la nécessité de poursuivre les développements en matière de guerre électronique. La supériorité alliée en ce domaine a permi de réaliser un total de 58 574 missions sur les 78 jours d'opérations pour la perte seulement de deux appareils (un F-117 et un F-16), alors que plus de 800 missiles ont été tirés par la DCA serbe. Signalons aussi qu'un A-10 a été touché par un missile portable infra-rouge mais que l'avion a pu revenir sur un aéroport ami sans autre dommage. La perte du F-117 montre que la furtivité structurelle n'est pas suffisante face aux défenses anti-aériennes adverses et que l'autoprotection d'une plate-forme doit aussi s'appuyer sur des moyens d'autoprotection actifs. S'agissant du A-10, cet incident confirme la nécessité de poursuivre les développements en matière d'autoprotection face à la menace que font porter les missiles légers à guidage infrarouge. Par le nombre de pays engagés, l'opération " Force Alliée " souligne aussi l'importance de l'intéropérabilité interalliée entre systèmes de guerre électronique. Guerre électronique, guerre psychologique et guerre médiatique sont un autre des volets importants du conflit du Kosovo. Comme durant la guerre du Golfe en 1999, les Etats-Unis ont eu ici un rôle majeur qui s'est traduit par l'emploi d'avions EC-130 Commado Solo de l'US Air Force, véritable studio de radio et de télédiffusion volant. La France a contribué à ces opérations en réalisant des messages qui ont été fournis à l'US Air Force pour rediffusion par les appareils américains. Pour la France, les leçons tirés du conflit, en matière d'autoprotection, ont souligné le rôle des leurres tractés. L'autre enseignement révèle la nécessité de doter les forces de nouveaux systèmes de lutte anti-radar aéroportés, d'où l'importance du démonstrateur de brouillage offensif Carbone, expérimenté durant les essais Mace X de l'OTAN en Août 2000. Dans ce domaine, afin de neutraliser définitivement les défenses aériennes adverses, la France opte également pour l'emploi d'armes air-sol de précision combiné à une localisation précise des menaces. |
| (debut) |
| LA GUERRE ELECTRONIQUE AUJOURD'HUI |
UNE FORCE INDISPENSABLE A NOTRE DEFENSE Multiplicateur de forces, la guerre électronique, bien que discrète, a une place majeure dans le dispositif de défense, et particulièrement dans les opérations aériennes, que ce soit le renseignement, l'alerte ou l'autoprotection. |
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